juillet 2011
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Bas les cours
si on me veut servi
par les rues
les petits couteaux
sous la doublure
l’envie est bleue
qui me guette
quelques pas voilà
vos yeux, dussé-je en oublier la marche,
je n’ai pas de voiles pour ne plus l’entendre.
Qu’on nous dise
si nos jambes sont nos carreaux
qui sont ces fleuves qui strient nos bras
le froid les prend :
plus rien de ces corps qui, glaçés
attendent la caresse
la première salve
des rivages abrupts
l’arme à l’oeil
les ventres alertes
qui êtes-vous sinon
les premiers tombés
les à-côtés
hardis pour l’abandon
Sade, l’amour enfin sauvé de la boue du ciel, l’hypocrisie passée...
– René Char
A coup de couteau dans les cailloux
Dans les bras la vague comme l’abri
Il est trop clair que rien n’est parfait
Les clés
toutes les clés
comme elles s’usent
à n’ouvrir que du vent
les clefs que voulez-vous
ne laissent à nos rires
que le loisir
de n’être pas ponctuels
Temps qui rit
chagrin des heures
les trottoirs sonnent creux
de n’être qu’écho
des serrures sous les pas
voilà qu’au heurtoir
se pressent les anathèmes
querelles intestines
aux lacets rien...
Rémoras, à vous
voici qu’elle descend
sous les cris la douairière
bataille dans le cours
la nuit sera à bien des égards
celle de l’ancre
de ses darnes kermesses
Comme il est bon de renauder
à l’angle des boulevards
Le lit de 7h31
n’attend plus que nous
Noam Chomsky et ses amis… Une imposture au sein de... →
Ronde au goût de verrière à ma bouche le blanc à vos creux déjà je l’ai oublié n’en reste que ce goût ce goût qui me fait dire
je n’ose
Souffrez que le soupçon, le minuscule soupçon bruissant, daigne se lover sous mes pas me guider se laisse couler entre les mailles de ce petit papier cartonné qui se détricote peu à peu
sans qu’on le voie
il chute le saligaud...
Il y a que ce duel de la nuit avec sa course
n’a pu que me perdre
nos pas parés
du soir qui dure
guerre au palais
incendie à mes bras
il faut bien
que notre marche s’oublie
[Premier point]
Larmes et citrons. Considérations sur les...
En fuite, rassemblé sur les cimes les plus arides des monts de l’Italie du Nord, le Club Alpin Inexistant survole avec moquerie les articles de la presse nationale. Un feu sera bientôt préparé pour rendre à Mère Nature tout ce papier gaspillé.
Des journalistes de tous horizons ont fait appel aux critiques, experts en feuilletons dix-neuvièmistes, pour fournir au peuple à l’écoute une...
Ça vibre autour de moi je voudrais bien que le sable que le sable se dresse et puis retombe se dresse et puis revienne à cette masse étrange, reprenne sa consistance humide de sculpture plate, celle-là même qu’il a quand la mer vient de le lécher. Je voudrais bien comprendre un tas de trucs pourquoi la tension dans mes bras ces gestes machinaux cette envie de buter contre d’autres...
juin 2011
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