juin 2011
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In times like these / En de pareils moments →
Traduction (par mes soins, donc pas forcément parfaite) :
Il y a des moments qui font perdre aux mots leur sens. Temps étranges, qui font que décrier la junte ne peut englober ce qui est en train de se passer : après tout, malgré tout son totalitarisme, le régime militaire des années 70 n’a jamais pu atteindre la sophistication et l’ampleur des opérations de contrôle urbain...
Les ciels sont droits
Le front est bleu
A l’amorce d’un geste
répond l’âpre clapotis
des nuages sur les quais
La cavalcade ronflante
des marteaux brise-vitre
rythme l’amorce médiocre
d’un compliment sommaire
Belle comme
un spectre
un radiateur au mois d’août
une échelle par la fenêtre
Et des rimes à la truelles
pour cabane inflammante
la...
La révolte vide de sens l’interrogation sur la légitimité politique de la violence : dans l’optique de la révolte, il n’y a rien qui puisse être décidé avant la singularité de l’évènement ; la violence révoltante est plutôt ce que l’évènement décide. L’ordre politique de la violence est un dispositif fondamental de la politique quand la politique se réduit...
Pas plus de signe que de beurre au cul
L’heure sonne ils sursautent
Les cons
qui n’ont pas peur du lendemain
des bals de ce qu’on y dansera
sous les lambris
aux cordes ou au violon
les valses d’aujourd’hui déjà
ne devraient plus avoir que le goût
des veilles de grands voiles
des ombres dans les plis
Mais il me semble — pas à toutes les heures — que nous ne sommes pas mûrs pour...
– Guy Debord, lettre à Hervé Falcou en date du 24 février 1953.
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